Le Port Offshore de Guyane

Date: 16/12/2017

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D’ici 2030 : la Guyane aura son port en eau profonde, avec 13 à 15 mètres de tirant d’eau,  à  une vingtaine de kilomètres de ses côtes, au large du Plateau des Guyanes.

C’est le scénario sur lequel le Grand Port Maritime de la Guyane a décidé de se pencher aujourd’hui, en menant une réflexion stratégique partagée sur le développement portuaire à long terme de notre région.

Prendre le leadership de la desserte portuaire et maritime sur le plateau des Guyanes

L’objectif : faire de la Guyane un véritable hub maritime européen au nord de l’Amérique latine pour le transport de conteneurs (positionné sur une trajectoire entre le canal de Panama, le Nord de l’Amérique du Sud et l’Afrique de l’Ouest) et également pour les activités de production pétrolière (desserte logistique des puits de l’ensemble de la zone au large du Plateau des Guyanes).

Le  projet de plateforme offshore  multi-usages  (POMU)  a été présenté, dans le cadre de la conférence sur le développement stratégique du GPM-Guyane, le 11 décembre 2014, devant un parterre de décideurs publics et chefs d’entreprises, curieux d’en savoir plus sur l’évolution  du port de Dégrad des cannes dans les 20 prochaines années.

Dans cette perspective, le tandem Bouygues TP et DCNS réfléchit actuellement à proposer de nouvelles infrastructures portuaires au service du développement de l’économie maritime de la Guyane et plus largement de la zone du Plateau des Guyanes. Le cadre de cette réflexion s’inscrit dans les promesses de développement liées :

  • à la forte croissance de la population guyanaise (3,5% par an en moyenne). D’ici 2040, la population de la Guyane devrait compter 574 000 habitants.
  • aux enjeux économiques en matière d’ouverture du canal de Panama, de la construction du canal du Nicaragua et des activités offshore liées aux retombées logistiques de l’exploitation pétrolière et à la valorisation des richesses maritimes (aquaculture, énergies renouvelables,.. )
  • à la volonté d’éliminer les handicaps liés à la limitation de tirant d’eau (7 mètres au maximum actuels au port de Dégrad des cannes)
  • à l’intégration de l’économie circulaire
  • à l’application de la stratégie européenne «Croissance bleue» 
  • visant à soutenir la croissance durable dans les secteurs marin et maritime dans leur ensemble.

Le pari technologique

Le projet consiste à allier génie maritime et  génie civil pour concevoir une structure modulaire multi-activités évolutive flottante. Ce serait une première mondiale, la Guyane étant choisie à titre expérimental car le GPM-Guyane a manifesté un intérêt économique fort, lié en particulier aux contraintes actuelles de son port.      

La POMU devra répondre à la mise en œuvre d’activités industrielles et logistiques diversifiées (logistique pétrolière, accueil de porte-conteneurs de 12000 EVP, carénage,..) et de fonctions supports lui permettant, par exemple, de fonctionner en autonomie énergétique.

La POMU devra aussi construire la complémentarité entre les activités implantées en mer et celles installées sur le littoral. Le port de dégrad des cannes n’a pas vocation à disparaître mais d’accueillir du cabotage en provenance du port offshore, supprimant ainsi les limites dues au faible tirant d’eau.

La réalisation annoncée de la POMU s’effectuerait en 2 phases. La construction d’un hub conteneurs de 9 hectares pouvant traiter 100 000 EVP par an à horizon 2020/25 puis l’extension de ce hub à  15 hectares (traitement de 200 000 EVP/an). 

L’engagement politique

Le projet de POMU a retenu toute l’attention des politiques et des professionnels.  Il a suscité un vif intérêt et a fait l’unanimité quant à la volonté d’engager une démarche stratégique. L’humain doit être placé au cœur de cette stratégie en termes de développement des filières économiques, des formations et des emplois.

L’Europe réfléchit en ce moment à de grands projets infrastructurants. La Guyane doit s’autoriser à  en faire de même. Les promoteurs du projet  annoncent un investissement d’un peu plus de 1 milliard d’euros.  

L’étude de faisabilité de la POMU repose d’abord sur la définition d’un cadre politique avant d’aborder les autres aspects tels que le légal, l’écologique, l’économique, etc…

Le GPM-Guyane entend poursuivre ses travaux après cette première étape d’information publique.  

 

Télécharger la présentation de la POMU

Ils ont dit…

Le Président de la région  Guyane, Rodolphe ALEXANDRE

 Il faut être audacieux, ouvrir les portes sur un tel débat…C’est une course effrénée pour réussir en termes de filières de formation, de bassins économiques.

 http://www.cr-guyane.fr/conference-developpement-strategique-du-grand-port-maritime-guyane/

 Le Préfet de Guyane, Eric SPITZ

 L’Europe peut suivre des projets de cette nature à partir de 2020…un projet qui peut être structurant pour la Guyane.

 Le Président de la CCIG, Jean-Paul Le Pelletier

Le Port offshore, c’est aussi l’avenir du port de Dégrad des cannes car les infrastructures actuelles ne permettront pas d’alimenter la population

 Le Vice-président du Conseil de surveillance du GPM-Guyane, Serge BAFAU

Nous sommes dans une rencontre économique.. On dit ok ! Et on y va.